LE MYTHE DE PROMETHEE

Prométhée, voleur de feu pour l’offrir aux hommes sera puni par Zeus. Mais grâce à son geste, les hommes auront « l’intelligence qui s’applique aux besoins de la vie ». (Art et technique). Ainsi les arts et la technique sont quelque chose de propre à l’homme, quelque chose qu’il est le seul à posséder, par lesquels il s’émancipe , et se pense et se vit comme différent du reste de la nature, seul à être doté d’une puissance créatrice et destructrice.

Prométhée est un personnage ambivalent : habile audacieux, bienfaisant envers les hommes mais en même temps son orgueil et son audace lui valent le châtiment divin. Une figure qui finalement ressemble à l’homme lui-même lorsqu’il veut devenir l’égal du dieu créateur.

« Le flambeau de Prométhée s’est éteint plus d’une fois dans tes mains »dit Frenhofer à Porbus au sujet de sa Marie égyptienne… (COI)

Le Chef-d’oeuvre est sous le signe du feu de Prométhée et de l’ambition prométhéenne de l’art, qui entre en concurrence avec la nature pour la transfigurer, puis qui rivalise avec la puissance de Dieu et prétend l’égaler par l’acte de la création. L’artiste s’identifie avec Dieu ou se mesure avec lui dans son effort pour recomposer le monde, pour le corriger et le perfectionner. Pygmalion représente la volonté de communiquer à l’oeuvre le principe de la vie, de l’animer d’un souffle spirituel et de la douer de l’aptitude au mouvement.